2018.03.04. Les lecteurs qui voient le titre « Des guns et des droits » se disent, au premier regard, que le mot «gun » est employé en référence aux tueries qui se répètent aux États-Unis. En ce sens, on comprendrait le journaliste qui, pour donner une couleur locale étatsunienne à son article, lance le mot anglais. Mais, situation cocasse, le mot est lancé par le journaliste (D. Goudreault, La Tribune de Sherbrooke) : «Mon ami Guillaume a des guns, plusieurs guns, près d’une dizaine de guns !» (Le Soleil, 3 mars, p. 32). Il est question d’armes et d’armes à feu tout le long de l’article. Le journaliste répète sans doute le langage de son ami et il utilise le mot anglais trois fois. Le titreur profite de la manne : il place le mot anglais de son compatriote sous les projecteurs. Cocasse, en effet ! Va pour les «guns » aux États-Unis. Mais ici on peut parler de révolver et de pistolet, de flingue ou de pétard si on veut se rapprocher de l’argot.
samedi 13 février 2021
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