2023-06-20. Émile Bilodeau animera le spectacle de la Fête nationale sur les Plaines d’Abraham. Il semble ignorer les registres de la langue et la notion de qualité. Les extraits d’une entrevue contiennent cinq ou six expressions qui illustrent son insensibilité à cet égard : «Je trouve ça cool», «…ne font pas affaire avec un crackhead», «Je n’aurais pas dû, estie», «… on m’a booké une belle entrevue», «ce n’est pas le fun» (Journal de Québec, 17 juin, p. 2, 4e col.). On peut très bien reconnaître à l’artiste le droit de parler «joual» à la taverne ou dans sa cour arrière. Il peut le faire aussi dans ses spectacles courants, surtout s’il lui faut utiliser une langue vulgaire, truffée de mots anglais, de jurons, de prononciations relâchées pour dérider ses auditoires. Les Québécois ne lui demandent pas de fermer sa «yeule» (p. 3, 8e col.). Mais, il aurait dû employer un langage châtié lors de l’entrevue et il devrait faire de même en soirée le 23.
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