2024-08-25. Voici une phrase tirée d’un billet de Richard Martineau : «Coudonc, y a-t-il quelqu’un qui …?» (Le Journal de Québec, 24 aout, p. 4). L’interjection d’origine québécoise proviendrait d’une déformation de l’expression «Écoute donc!». Tel est l’avis de N.E. Dionne (Le parler populaire des canadiens-fr.; 1909), du professeur Lionel Meney (Dict. qcois-français; 1999), de Louis-Alexandre Bélisle (Dict. nord-américain de la langue…; 1979), de Mario Bélanger (Petit guide du parler qcois; 2011) et du Wictionnaire. La graphie de l’interjection n’est pas fixée. En plus du «coudonc» cité, on note aussi «coudon» et même «cout’donc». Cependant, se pose une pratique typographique. Selon le Multi dictionnaire…, l’interjection devrait être suivie d’un point d’exclamation. Bref, le chroniqueur aurait dû écrire : «Coudonc! Y a-t-il quelqu’un qui …?». Serait-ce superfétatoire? Serait-ce trop exiger?
samedi 31 août 2024
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