2024-08-29. Le mot «site» est impérialiste. Paul Roux a dressé une liste de ses «victimes» il y a deux décennies : centre d’enfouissement, chantier de construction, emplacement d’un édifice, riche gisement, lieu d’entreposage, lieu historique, préparation des lieux, place d’un festival, siège d’une exposition, terrain à bâtir… (Lexique des difficultés du français dans les médias). Les «dégâts » se produisent aussi en France. Julien Lepers écrit : «Par un curieux abus […], on qualifie désormais de ‘site’ une usine, un bâtiment, une agence locale d’une entreprise nationale, ou le lieu où est implantée une administration» (Des fautes de français? Plus jamais!). On lit dans le Journal de Québec : «Des élèves ont été accueillis hier dans l’établissement situé sur le site de l’ancien zoo» et, quelques lignes plus bas «… sur le site de l’ancien Jardin zoologique » (28 août, p. 3). Les journalistes devraient se rappeler qu’un site est d’abord un paysage d’une grande beauté. Il y aurait lieu d’en préciser tout au moins la nature (site archéologique, site scolaire…).
samedi 31 août 2024
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