2024-11-15. Un élu peut-il corriger une faute une fois qu’il est pris dans le tourbillon des activités politiques? Ce doit être fort difficile et peut-être impossible. Cela ne veut pas dire toutefois que les amoureux de la langue, du français ici, doivent rester muet quand une ou un politique (député, ministre ou maire) commet une bourde linguistique épinglée par les répertoires correctifs. Si l’on consulte le Multi dictionnaire à propos de l’adverbe «définitivement», on y lira : «Anglicisme au sens de ‘absolument, à coup sûr, assurément, bien entendu, bien sûr […] selon le cas’». Or on reproduit la phrase suivante du maire Marchand dans le Journal de Québec : «C’est définitivement le plus gros mouvement politique municipal…» (15 novembre, p. 10). En français, l’adverbe signifierait donc «pour toujours», «pour un siècle», à la limite (!) «pour l’éternité». Mais ce n’est pas le cas. Monsieur le maire lui a donné un sens qu’il a en anglais. Il aurait été plus sage et plus français de dire : «C’est indéniablement», «… à coup sûr», «… assurément», «indéniablement»… Somme toute, un défi supplémentaire à relever.
dimanche 1 décembre 2024
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