2016. La saison des travaux routiers est courte en
territoire québécois. Aussi se rend-on compte aisément que les détours
obligatoires, des déviations », sont
choses courantes. Le ministère des Transports du Québec néglige la nuance.
Il multiplie les panneaux « Détour ». Pourtant, le détour, si on se fie au
dictionnaire, résulte d’un choix personnel. Le Robert illustre le phénomène : «
Le site vaut le détour» ou « J’ai fait un détour pour vous dire bonjour ». Au
mot «déviation », les exemples sont les suivants : « Déviation des véhicules
pour cause de travaux » et «Flécher la déviation ». Il y a une nuance à faire
entre les deux mots. Depuis le début du siècle, l’Asulf demande au Ministère de
faire la distinction et d’utiliser « Déviation ». On voit à l’occasion des
panneaux routiers lumineux l’utilisant. Mais ils sont les exceptions par
rapport aux panneaux «Détour ». Comme les Québécois savent ce que sont une
«déviation» et un « détour », on pourrait remplacer petit à petit les panneaux
majoritaires par « Déviation ».
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire