2015.08.01 On peut avoir l’impression que des journalistes ont comme une de leurs tâches de répéter et de seriner des mots anglais à leurs lecteurs ou à leurs auditeurs. Souvent contre toute logique ou toute rationalité. Ainsi le journaliste I. Bussières cite l’Étatsunien Brad Arnold : « … notre truc, c’est de jouer live » (Le Soleil, 30 juillet, p. 27, 1e col.). On dira que c’est une citation fidèle du chanteur et qu’il s’exprimait en français. On peut en douter. Il est probable que le journaliste a traduit la phrase mais y a laissé le mot « live ». Cela fait vrai, cela fait couleur américaine, cela fait moderne. Mais le mot recouvre deux notions différentes en français : tantôt en direct ou à distance et tantôt sur scène ou devant un public. Peut importe la précision possible en français. On excipera du fait que « tout le monde comprend ». Des journalistes affirment à l’occasion qu’ils n’ont pas à enseigner le français. Ils n’ont pas toujours la même réticence à diffuser les mots anglais.
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