2015.01.16. Les journalistes de Radio-Canada ne possèdent pas toujours bien la nomenclature du français. On a vu (15 janvier, Téléjournal, vers 18 h 5) le chroniqueur Gérald Fillion donner son avis sur la fermeture des magasins d’une chaine américaine. Il a employé en enfilade « problème d’inventaire », « trop de stocks en inventaire », « … gérait mal les inventaires ». Est-ce à dire que la compagnie en cause avait de la difficulté à dénombrer les marchandises en vente? Non. Le journaliste parlait des stocks en magasin ou en entrepôt. Peut-être a-t-il eu le réflexe de rejeter le mot d’origine anglaise « stock », intégré au français depuis la fin des années 1800, et de faire appel à l’anglicisme sémantique (le mot français « inventaire » ne signifie pas « stock »). Le chroniqueur n’a fait que répéter une faute courante en sol québécois. Mais il y aurait lieu que les entreprises de radio et de télévision recrutent des professionnels en mesure d’éviter de tels guet-apens et de se familiariser avec les instruments correctifs (Français au micro, Dictionnaire de dépannage…, Multidictionnaire…).
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