2026-03-03. On fait de moins en moins de distinction entre les deux notions de «futur» et d’«avenir» en français. L’anglais n’a qu’un seul mot («future»). Ce monopole tend à s’incruster en territoire francophone. Cela explique sans doute la manchette d’une page publicitaire de Vidéotron : «Le futur vous réserve un cadeau » (Le Journal de Québec, 3 mars, p. 9). L’Académie française fait valoir que l’’avenir’ « désigne une époque que connaîtront ceux qui vivent aujourd’hui, alors que ‘futur’ renvoie à un temps plus lointain, qui appartient aux générations qui nous suivront » et elle conclut : « Employer en ce sens ‘futur’ pour ‘avenir’ est un anglicisme qu’il convient de proscrire » (Dire, ne pas dire , 2025). Pour l’éviter ou le contourner, fixons le «futur» quelque part autour des années 2050 et 2060 et, d'ici là, profitons de l'avenir.
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