2026-04-29. Les Québécois et leurs journalistes ignorent, comme tous les locuteurs du français, nombre de mots des dictionnaires de la langue de sorte qu’il leur arrive fréquemment d’avoir besoin de mots anglais. C’est ce qui est arrivé au titreur du Journal de Québec qui a dû se satisfaire de la manchette «La prison à un ‘pimp’ batteur de femmes» (29 avril, p. 11). Le français possède quand même quelques équivalents alignés par Lionel Meney à l’article «pimp» : « proxénète, souteneur, maquereau, proxo, jules» (Le dictionnaire québécois-français; 1999). Le Grand Robert & Collins ajoute «marlou». Le linguiste Jacques Laurin a aussi affronté l’américanisme «pimp» et lui a trouvé plusieurs concurrents : «souteneur, proxénète, entremetteur, maquereau, mac» (Les américanismes; 2004). Pour sa part, Jean Forest, professeur et linguiste de l’Université de Sherbrooke, ajoute «Mac, marlou, Jules ou jules…» à la liste des équivalents déjà évoqués. C’est dire, en somme, que les professionnels du Journal auraient dû poursuivre un tantinet leur relecture.
mercredi 6 mai 2026
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