2026-04-18. Il faut en savoir gré au chroniqueur Richard Martineau de défendre bec et ongles le français. Faudrait-il pour cela ne pas le critiquer quand il cède aux charmes (!) d’une expression franglaise? Il utilise sans doute sans se méfier celle-ci : «… parler des deux côtés de la bouche ». Citons ces quelques lignes de son cru : «: … le gouvernement peut-il […] arrêter de parler des deux côtés de la bouche? » (Le Journal de Québec, 18-19 avril, p. 6, 3e col.). S’il a quelques minutes de loisir, on lui conseillera la lecture des observations de Michel Parmentier, professeur de l’Université de Sherbrooke, sur le sujet. Le spécialiste affirme que l’expression est une traduction calquée et malhabile de la tournure anglaise «to speak on both sides of one’s mouth», tournure rendue en français par « tenir un double langage » (Dictionnaire des expressions et tournures calquées sur l’anglais; Québec : PUL, 2006). En revanche, la banque des expressions populaires (www.expression.fr) l’ignore encore en 2026!
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