2017.02.07. Peut-on améliorer sa langue maternelle ? Les Québécois emploient, en public et sur les ondes, des franglicismes hérités des ancêtres qui n’ont pu faire mieux que «translittérer» en français pour éviter l’expression anglaise. Tel est le cas de «dépendamment de » ou de «dépendant de» utilisé par une animatrice de Radio-Canada (6 février 2017). On ne soulignera jamais assez l’instinct patriotique des ancêtres. Mais le temps est venu de mettre le calque au répertoire des mots rares ou disparus et d’adopter des expressions idiomatiques courantes. De fait, le conseiller linguistique de la chaîne encourage les animateurs à remplacer, lui qui écrit pour ses collègues animateurs ou journalistes: « Les locutions ‘dépendant de’ et ‘dépendamment de’ sont des calques de l'anglais. Selon le contexte, on doit remplacer ces formules fautives par selon, suivant ou en fonction de ». Mais tous les collègues ne le lisent ou ne l’écoutent pas.
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