2015.01.11. Le chroniqueur F. Bourque termine un article portant sur un jugement cassé en appel : « Mais à sa face même, bâtir un cottage de deux étages dans une rue résidentielle… » (Le Soleil, 10 janvier, p. 8). L’expression « à sa face même » est qualifiée de calque de l’anglais « on the face of it » ou « on its face itself ». Mais on notera que le Grand Robert & Collins ne traduit pas « Prima facie », l’expression latine de départ, par « à sa face même ». L’Office, de son côté, juge que l’expression est à éviter et conseille de la traduire par « manifestement », « à première vue », « de prime abord »… et, si l’on veut lui donner une nuance plus affirmative, par « de toute évidence », « incontestablement », etc. Le calque relevé semble un franglicisme local, né en sol québécois, comme le mot « tracel ». Faut-il le répandre ou essayer de le contourner?
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