2015.01.25. Un « Startup weekend » a lieu à Montréal. Le présentateur de nouvelle parle de « démarrage d’entreprises (Première chaine, 25 janvier, 8 h 12). Mais le journaliste (D. Savoie) et le témoin répètent le mot anglais à cinq ou six reprises sans utiliser d’équivalents français. Or il y en a plusieurs : entreprise en démarrage, jeune pousse, jeune entreprise, entreprise nouvelle, compagnie émergente. Louis Hamelin a écrit que les Québécois sont tous des traducteurs. Hélas! Ce n’est pas toujours le cas. On n’utilise même pas les dictionnaires de traduction (le Grand Robert & Collins propose pourtant « jeune pousse ») ni les répertoires de référence (le Grand dictionnaire de terminologie de l’OQLF par exemple). Hamelin écrit aussi : « L’adepte du franglais qui se contente de repiquer tels quels les mots de l’Autre pour béatement en saupoudrer son discours … ne crée rien. Il vit dans un univers d’emprunt » (Louis Hamelin, dans Le Devoir, 4-5 octobre 2014).
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