2026-03-20. On peut lire dans le Journal de Montréal la manchette «Vols d'essence: des dépanneurs exigeront un prépaiement ( 20 mars, 19 h 17). Des dépanneurs, c’est-à-dire des propriétaires de petites épiceries. Autrefois, on disait «épicerie du coin» pour désigner ces petits magasins de produits de base. L’expression «dépanneur» et, on peut ajouter, «dépanneuse», si la propriétaire est une femme, est apparue et a réussi à s’imposer en français face à «convenience store». Le dérapage ou le glissement s’est sans doute fait dans l’urgence. Normalement, l’expression anglaise aurait dû mener à «dépannerie». Épicier conduisait à épicerie, pharmacien à pharmacie, boucher à boucherie, plombier à plomberie., etc. Mais on n’est jamais passé du dépanneur à dépannerie! Et il ne semble pas y avoir de «dépanneuse» à la tête de ces petites épiceries. Il faudra, un jour, un pionnier qui osera appeler un tel commerce: une dépannerie! et qu'on réserve les mots «dépanneur» et «dépanneuse» aux propriétaires!
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