2026-03-21. Voici un anglicisme qui fêtera au moins son demi-siècle en 2028. C’est « seconde main ». On lit dans le Journal de Québec : « Le seconde main s’installe… […] le seconde main a pris sa place dans les habitudes d’achat [...] la seconde main s’impose de plus en plus … » (19 mars, p. 24). On notera l’hésitation quant au genre du mot. Passons! Relevons plutôt une observation de Gérard Dagenais : « C’est commettre un barbarisme que de prêter à ‘de seconde main’ le sens de ‘d’occasion, usagé, de revente’ qu’a le terme anglais ‘second-hand’. […] Personne, aujourd’hui, en France, ne dit ‘de seconde main’ au lieu de ‘d’occasion’. Cette extension de sens reste un anglicisme » […] Il ne faut pas dire ‘un magasin d’articles (de seconde main), mais ‘une boutique de brocanteur’ […] ou ‘d’articles d’occasion’» (Dictionnaire des difficultés de la langue française; 1967). Pour sa part, Guy Bertrand juge que l’anglicisme est tolérable dans la langue familière (Le français au micro; 2025).
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