2026-03-23. Le français a la tournure «à bout». Le Petit Robert y aligne quelques exemples d’utilisation : «Être à bout, Être à bout de forces, Ma patience est à bout», etc. Le dictionnaire ignore «à boutte». C’est l’expression que le Journal de Montréal numérique (23 mars, 15 h) offre à ses lecteurs : «Le communautaire (et le Québec) à boutte», en manchette, et «Le communautaire, comme on l’appelle, est à boutte», en première phrase de l’article. On doit reconnaître le fait que les Québécois utilisent l’expression. Le Dictionnaire québécois d’aujourd’hui (1992) souligne qu’elle signifie « n’en pouvoir plus » ou encore « épuisé ». On la juge « familière ». Donc, à ne pas utiliser en toutes circonstances. On peut même espérer qu’on la remplacera lors d’une prochaine occasion : le Québec épuisé, à bout, débordé, essoufflé… Il serait donc assez facile de remplacer la tournure «joualisante», même si, pour l'heure, on ne l’épingle pas dans le Multi dictionnaire.
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