2026-03-18. Les gens qui consultent encore le Dictionnaire des difficultés de la langue française de Gérard Dagenais, publié une première fois en 1967, y liront à l’article ‘week-end’ cette constatation : « L’anglais… eut tôt fait d’appeler ‘week-end’ (traduction littérale : ‘fin de semaine’) un repos chevauchant deux semaines ». Et Dagenais poursuit : « Le français ne permet pas d’inclure dans le mot ‘fin’ une idée de début, de commencement. Il faut dire ‘partir en week-end’, non ‘partir (en ‘fin de semaine’». Il précise aussi : «’Week-end’ […] s’écrit toujours avec un trait d’union. […] C’est commettre un anglicisme que de supprimer le trait d’union ». En somme, on peut s’inquiéter (!) de la qualité de la langue à la lecture des pages jumelles 2 et 55 (J. de Qc, 13 mars) portant la manchette «À lire dans votre Journal ce week-end» et dans lesquelles le mot anglais l’emporte sept à un contre «fin de semaine»! Mais pensait-on le franciser un tant soit peu en écrivant : «weekend» à six occasions? Ceci dit, bon weekend ou bonne fds!
mercredi 1 avril 2026
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