mercredi 1 juillet 2026

Décéder (2026)

2026-06-22. Le verbe «décéder» a des privilèges! Il fait le snob à l’occasion. Il évite de se frotter à la mort des animaux : un animal ne « décède pas » comme les humains : il meurt ou il crève. Et de plus, il ne s’applique pas aux personnes qui sont victimes d’accidents de la route, en automobile ou à vélo, lors d’une baignade ou lors d’un match de boxe ou de hockey ou encore lors de l’escalade d’une paroi rocheuse. Aussi peut-on tiquer à la lecture de la manchette: « Un policier et un citoyen sont décédés après un échange de coups de feu avec une personne armée et dangereuse » …» (Journal de Québec, 22 juin, 19 h 😎. L’expression « sont décédés » permet d’éviter la trop brutale « sont morts… » et, surtout, le voisinage brutal de «mort violente» ou de «mort accidentelle». Idéalement, on ne devrait pas dire «il est décédé lors du déraillement du train reliant Montréal et Québec» et dire plutôt «il est mort lors du déraillement…». Jean Darbelnet note : «décéder […] ne se dit pas d’une mort violente ou accidentelle» (Dictionnaire des particularités de l’usage; 1986).

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