2026-06-22. Le verbe «décéder» a
des privilèges! Il fait le snob à l’occasion. Il évite de se frotter à la mort
des animaux : un animal ne « décède pas » comme les humains : il meurt ou il
crève. Et de plus, il ne s’applique pas aux personnes qui sont victimes
d’accidents de la route, en automobile ou à vélo, lors d’une baignade ou lors
d’un match de boxe ou de hockey ou encore lors de l’escalade d’une paroi
rocheuse. Aussi peut-on tiquer à la lecture de la manchette: « Un policier et
un citoyen sont décédés après un échange de coups de feu avec une personne
armée et dangereuse » …» (Journal de Québec, 22 juin, 19 h .
L’expression « sont décédés » permet d’éviter la trop brutale « sont morts… »
et, surtout, le voisinage brutal de «mort violente» ou de «mort accidentelle».
Idéalement, on ne devrait pas dire «il est décédé lors du déraillement du train
reliant Montréal et Québec» et dire plutôt «il est mort lors du déraillement…».
Jean Darbelnet note : «décéder […] ne se dit pas d’une mort violente ou
accidentelle» (Dictionnaire des particularités de l’usage; 1986).
mercredi 1 juillet 2026
Décéder (2026)
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