2014.12.05. Il y a réchauffement climatique… et il y aurait réchauffement linguistique. L’observation est du poète français Alain Borer. Un critique commente son récent essai (De quel amour blessé; Gallimard, 2014; 350 p.) : «… nous cherchons à préserver notre eau, notre air, notre sol… nous ravalons les façades d’immeubles, nous protégeons notre patrimoine, mais celui qui s’avise de défendre le français passe pour un barbon, un vieux ronchon hors course… Au mieux, il passe pour un poseur, un fayot, un intello. Et pourtant, le français, ce que nous avons de plus précieux, se porte mal. » ("Défendre le français, est-ce réac?", L’Obs, no 2611, 20 novembre 2014, p. 54-56).
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