2026-06-03. Il y a trente ans, le trimestriel de l’Asulf, l’Expression juste, publiait un articulet titré « Un anglicisme tenace : … 200 postes à combler » (décembre 1996, p. 4). On y lit : « L’expression … est une traduction littérale de ‘to fill a vacancy’». Et on précise : «En français, on ‘pourvoit à un emploi, à un poste’. Aucune raison, à part l’ignorance, ne justifie les médias […] d’utiliser le verbe ‘combler’ dans ce sens ». Trente ans plus tard, le chantier maritime de Lévis annonce encore « 1000 postes à combler » (Le J. de Qc, 3 juin, p. 56). Sur le sujet, une note précise : « C’est une impropriété d’employer le verbe ‘combler’, à la place de ‘pourvoir, en parlant d’un poste. […] au sens figuré, on peut combler une lacune, un déficit… […], mais on ne saurait combler un poste » (Vocabulaire des relations professionnelles / M. Lapointe-Giguère; 2009). En somme, à la prochaine occasion, il serait préférable de préciser : «1000 postes à pourvoir ».
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