2026-10-11. Le Journal de Québec rend compte d’un drame ayant eu lieu à Frampton. Les formules utilisées sont nombreuses : « a péri », « a été sacrifié», «ado décédé», «mort d’un ado», «a été tué par un projectile » (Le Journal…, 10-11 octobre, p. 3). L’une d’elle constitue une impropriété : « l’ado décédé ». On a déjà écrit « Curieux pays, la France! On n’y meurt plus : on y décède (verbe euphémique… ») (Alfred Gilder, Les mots traîtres; 2025). La remarque vaut aussi pour le Québec. Selon le professeur Darbelnet, le verbe «décéder» ne se dit pas d’une mort violente ou accidentelle. Il le précise noir sur blanc dans son classique recueil, Dictionnaire des particularités de l’usage (Sillery : PUQ, 1986). Et c’est faire preuve de sensibilité que de négliger le mot «mort» qui s’imposait dans les circonstances.
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