2016.07.07 Un animateur peut-il utiliser un mot ignoré de ses invités qui ne réussissent à employer qu’un mot anglais facilement remplaçable? Au cours de l’émission «Bien dans son assiette » (Première chaîne, 7 juillet) Hugo Lavoie reçut des gens au fait du milieu de la restauration (un restaurateur, un professeur et une doctorante). L’homme d’affaires prononça à cinq reprises l’expression « chiffre de travail » (entre 11 h 30 et 11h 45). L’animateur n’a pas réussi à placer le mot « quart » ni le syntagme « quart de travail ». On peut supposer qu’il les connaît. Inévitablement, la doctorante s’est contentée à son tour de faire appel à l’expression franglaise. Bref, les auditeurs auront entendu l’expression à six reprises et pas une seule fois les équivalents français. Les locuteurs québécois ne peuvent pas exiger qu’un restaurateur connaisse parfaitement le lexique français. Il suffit qu’il fasse de la bonne cuisine. Mais on doit être plus exigeant envers une doctorante et envers l’animateur. Laisser-faire est déjà de trop si on pense à l’animateur et à l’influence du média radiophonique.
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