2018.01.04. Belle manchette du Soleil : «France : une loi contre les ‘fake news’ » (4 janvier, p. 33). Le reportage provient de l’Agence France-Presse. On y utilise l’expression anglaise dans le chapeau et au milieu de l’article, et dans la légende de la photo du président Macron. Les synonymes égaillés dans le corps de l’article sont nombreux : fausses nouvelles, bobards, contre-vérités, fausses informations, mais le titreur n’a pas mordu à l’hameçon. Le président ne semble pas avoir employé l’expression relevée. L’AFP et ses journalistes trouvent l’expression essentielle, contrairement à l’Académie française, laquelle suggère «bobard, boniments, contre-vérité, mensonge, ragot, tromperie, trucage». De ce côté-ci de l’Atlantique, l’OQLF s’en tient à «fausse nouvelle». On y déconseille l’expression anglaise en raison de sa difficile intégration au système linguistique du français et on note: «le terme français ‘fausse nouvelle’ est employé depuis de nombreuses années pour désigner un concept plus général; l'extension de sens est naturelle, dans ce cas-ci». Puisse l’État français adopter «fausse nouvelle» et réserver «fake news » aux États-Unis…
samedi 2 janvier 2021
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