2017-03-22. On n’apprend pas sa langue maternelle. Elle nous est donnée. On l’attrape pourrait-on dire. Mais il faut l’enrichir toute sa vie. Souvent la corriger. Voici une illustration d’une telle exigence. L’ancien premier ministre Charest rend hommage à un nouveau retraité. Il dit : «… Méfiez-vous des gens … qui n’ont pas le sens de l’humour. Il faut … savoir rire de soi-même. Sinon, si on se prend au sérieux, c’est là qu’on se met dans le trouble.» (J. de Qc, 22 mars 2017, 11 h33). Qu’on se met dans le trouble? L’expression fait partie de l’héritage linguistique familial. Mais c’est du français calqué de l’anglais, du franglais. En anglais on dit « to get into trouble ». En raison de l’environnement nord-américain, il est inévitable qu’on fasse de la «translittération». Aussi faut-il profiter du passage des ans pour enrichir et mettre à jour son langage, pour le corriger. Bref, apprendre à dire «c’est là qu’on s’attire des ennuis», «… qu’on se met dans de beaux draps », etc.
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