jeudi 7 janvier 2021

Tattoo, tatouage (2015)

2015.08.13. Ni les épreuves, ni la maladie ne parviennent à inspirer une orthographe francisée. Un Gaspésien souffre d’un cancer grave. Un artiste tatoueur de Saint-Léonard veut l’aider à se constituer une cagnotte et à rendre en Allemagne pour y subir les soins appropriés (InfoPortneuf.com, 13 août). La campagne de souscription organisée pour l’occasion porte inévitablement une appellation fantaisiste partiellement anglaise : « Tattoo-o-don ». Pourtant, en français, on a le verbe tatouer, les substantifs tatouage et tatoueur. En somme, les concepteurs de l’activité ignoraient ces mots ou les trouvaient trop normaux et n’ont pas pu imaginer un « Tatou-o-don ». Le réflexe du tout-anglais a également amené l’artiste Michel Desmeules à se donner un pseudonyme original : « Mike.Millstones@... ». De tels dérapages ne sont pas nouveaux sous le soleil québécois. Le plus navrant est que les bonnes causes s’en trouvent dépréciées.

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Place et esplanade (2026)

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