2019-07-23. On apprend, grâce au Devoir du jour (23 juillet, p. A7), que l’odonyme «Atateken» est la forme francisée d’un concept amérindien (fraternité). À vue de nez, un francophone pourrait croire que ladite forme aurait dû tout au moins avoir un accent (Atatéken). Chose curieuse, en mohawk, on écrirait «ataté : ken». La graphie, incluant les deux points médians, semble plus près du français que le toponyme adopté. Les deux points semblent une galipette dans le spécifique pour un occidental. On en voit pourtant dans la langue courante (airbnb ou airbéhenbé!). En somme, «rue Ataté : ken» semble plus acceptable que la proposition de départ. L’absence de liaison constitue un problème plus grave en français. Logiquement, il faudrait adopter « rue de l’Ataté : ken». Dirait-on «rue Fraternité»? Aussi, les autorités toponymiques devraient-elles adopter la graphie autochtone du spécifique et s’en tenir aux formes convenues des appellations courantes.
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