2016.07.24. Est-il normal qu’une femme d’affaires des Iles-de-la-Madeleine ne parvienne pas à rendre en français l’idée que Jean Lapierre « a mis les Iles sur la map » (Le Soleil, 24 juillet, p. 2, 1re col.)? On peut supposer que l’insulaire a été imbibée de l‘expression anglaise par le voisinage, par le papotage médiatique, par les messages publicitaires. Ses professeurs de langues lui ont sans doute enseigné que l’expression « to put on the map » se traduisait par « faire connaître », « faire parler de », « mettre en vedette », « mettre sous les projecteurs », « rendre célèbre », « faire sortir de l’ombre, etc. Le Grand Robert & Collins rend « this will put Bishopbriggs on the map » par « cela fera connaître … ». Et on n’a pas encore parlé du décalque « mettre sur la carte ». Somme toute, tous les répertoires correctifs font des suggestions. Mais le pôle magnétique de l’anglais neutralise tous les efforts. Les expressions et tournures calquées occupent les positions de tête. Mais officiellement, le français se porte bien! Heureusement.
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