2015.10.23. Plusieurs guides ou spécialistes du français mettent les locuteurs et scripteurs en garde contre un mot pourtant bien français : additionnel. Jean Darbelnet (1976) note qu’on l’emploie ici plus qu’en France en raison de sa proximité avec l’anglais et qu’il constituerait une forme adoucie de l’anglicisation. Un quart de siècle plus tard (2003), L. Meney fait les mêmes observations. G. Dagenais (1967) précise qu’il se dit des choses et non des personnes. On l’inclut dans le Dictionnaire des anglicismes Le Colpron (1999). Pourtant, on aura lu dans le Devoir (22 octobre, p. A 3), portée en médaillon, l’expression : « Sept, c’est le nombre de députés additionnels… ». Bref, il aurait été préférable d’écrire « Sept, c’est le nombre de députés supplémentaires… ».
lundi 8 février 2021
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