2017.02.17. La langue maternelle de nos élus est un acquis qu’il faut souvent corriger. Le maire de Québec, comme de nombreux collègues, emploient encore des expressions critiquées par l’Office québécois de la langue. Tout à trac, monsieur Labeaume parle de «citoyens corporatifs» et de «corporations » quand il dénonce le Journal de Québec et le laxisme de ses blogueurs (Téléjournal Québec, 16 février 2017, 18 h 8). Sous l’influence de l’anglais le mot « corporation », pris dans le sens de « société », a fait partie de la langue juridique pendant plusieurs décennies. On l’a chassé du Code civil en 1994. Une corporation, en français, n’est plus une entreprise. L’adjectif « corporatif» est également un anglicisme qu’il convient de remplacer. Les solutions de rechange doivent être intégrées au dictionnaire intérieur de chacun et surtout des personnalités médiatisés. Monsieur Labeaume aurait pu dire : « entreprise citoyenne » ou «grande entreprise ». Mais, pour y parvenir, il faut intérioriser le bon vocabulaire et corriger sa langue maternelle.
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