2017.02.17. Les statistiques montrent que la francophonie québécoise résiste mieux que la canadienne, mais à peine, à la pression de l'anglophonie. La toponymie porte la trace de cette de cette pression. Qu’on pense au nom d’une ville du Nouveau-Brunswick : Richibouctou. Tous, ou peu s’en faut, du côté francophone, ont vu le nom écrit de la sorte. On m’a téléphoné récemment et on m’a demandé si on n’écrivait pas plutôt Richibucto. Vérification faite, il faut constater que les dictionnaires géographiques canadiens utilisent la graphie anglaise. La ville elle-même ne retient que cette graphie dans son site internet, version française ou anglaise. On écrit «Richibucto / Nouveau-Brunswick » dans la version française et «Richibucto / New-Brunswick» dans l’autre. La graphie française, traduction du micmac «Kitchipogté» (grand feu ou rivière de feu), n’a pas été retenue. Pourtant, on a relevé « rivière de Rechibouctou » en 1672. Le passage d’un lieu-dit francophone à un toponyme anglais illustre bien le poids du milieu anglophone, comme cela se voit au Québec (Valleyfield au lieu de Salaberry-de-Valleyfield; rue du Petit-Champlain… Petite rue Champlain; Cap Diamant…Cap-aux-Diamants…).
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Place et esplanade (2026)
2026-07-01. Faut-il distinguer une place et une esplanade? La question se pose au moment ou la Ville de Québec invite la population à un con...
-
2025-09-19. Jusqu’à maintenant, l’expression « fling flang » n’a pas obtenu la moindre place dans les dictionnaires tant d’usage que correct...
-
2025-11-27. Le sur-titre « ’Fling-flang’ au PLQ» précède la manchette «L’Upac rencontre Marwah Rizqy» à la Une du Journal de Québec (27 nov...
-
2025-06-01. Monsieur Claude Villeneuve, chef de l’opposition au conseil municipal de Québec, utilise une expression anglaise quand il s’agit...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire