2020-09-26. Depuis trois décennies, les membres de l’Association pour le soutien et l’usage de la langue française (Asulf) informent les locuteurs que le mot «juridiction» pris au sens de «compétences», de «pouvoir», d’«autorité», de «territoire» est un anglicisme. En 1991, le juge Auclair, président de l’Association, adressait une lettre aux députés de l’Assemblée nationale et aux députés du Québec à Ottawa. Il précisait : «… le mot «juridiction» employé pour désigner les pouvoirs d’un gouvernement est un anglicisme, une traduction littérale de l’anglais …» (Bulletin de l’Asulf, décembre 1991, p. 2). De nos jours, la recommandation de correction est généralisée : Grand dictionnaire terminologique, Multi dictionnaire, Lexique des difficultés du français dans les médias, Guide de rédaction de la Presse canadienne, etc. Mais, Monsieur Saint-Pierre, vos lecteurs peuvent encore lire sous votre plume «Un plan qui empiète ... (sur) les juridictions provinciales…» (Journal de Québec, 26 septembre, p. 15). La forme fautive est facile à corriger.
jeudi 11 février 2021
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