mercredi 1 juillet 2026

Faque... (2026)

2026-06-05. La chroniqueuse Josée Blanchette excipe de son droit d’utiliser l’interjection «faque». Elle écrit «Faque (j’ai le droit, c’est dans le dico!), faque, dis-je, j’ai cueilli des bourgeons …» (Le Devoir, 5 juin, p. B8, 1e col.). Mais la présence d’un mot dans un dictionnaire, fut-ce le Petit Robert, ne justifie pas son insertion automatique dans un texte. De fait, on pourrait plutôt soutenir que son utilisation par les locuteurs et les écrivains explique sa présence dans les nomenclatures des usuels. Et son absence n’oblige pas les locuteurs à l’ignorer. Surtout s’il est jugé essentiel et irremplaçable ou s’il n’a pas d’équivalents. Mais «faque» en aurait plusieurs : «c’est pour cela que, c’est pourquoi, du coup, alors, donc, par conséquent…». Et, en plus, il ne faut pas oublier son origine : la contraction de « ça fait que…» (Claire Armange, 337 expressions québécoises à dévorer; Paris : Ellipses, 2020). Faque, est-il justifié de l’employer?

 

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