dimanche 2 août 2026

Être frappé par une voiture (2026)

2026-07-21. Un reportage signé C. Bouchard commence en lion pourrait-on dire, ou mieux peut-être, par trois impropriétés : une fillette aurait été «frappée par une voiture», lors d’une «collision» entre la voiture et la fillette, «événement» qui a eu lieu angle 4e Avenue et rue de la Colombière. Oublions, pour l’heure, l’inflation verbale à la source de l’emploi du mot «événement» à la place du prosaïque «accident» (Le J. de Qc, 21 juillet, 14 h 16). Notons d’abord qu’une voiture ne frappe pas un piéton. Un tel «privilège» reste celui d’un humain. Un passant aurait pu frapper la fillette à coups de poing ou à coups de pied. Une automobile la heurtera ou la renversera. Mais l’anglais «to hit», lequel serait utilisé dans le contexte, conduit automatiquement à «frapper». De manière prosaïque, les collisions sont des accidents «réservés» à des trains, à des bateaux, à des camions ou à des autos. On ne devrait pas voir souvent des collisions entre voitures et cyclistes ou encore entre voitures et piétons. Bref, trois mots à surveiller : frapper, collision et événement.

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