2026-07-16. Les anglicismes les plus insidieux sont ceux qui se présentent sous un déguisement français. Attardons-nous à une manchette du Journal de Québec, laquelle concerne une sexologue québécoise : « Radiée pour avoir parlé à travers son chapeau » (Le Journal de Québec, 16 juillet, p. 6). Rares sont les lecteurs qui décèleront illico la faute : tous les mots sont français, mais l’expression « parler à travers son chapeau » est épinglée dans le Multi dictionnaire de la langue… (2021) On y lit : «forme fautive. Parler à travers son chapeau ». L’observation passera inaperçue pour la plupart des locuteurs et souvent pour les auteurs de même que pour les titreurs des médias. Rares sont ceux qui sentiront le besoin d’ouvrir un dictionnaire et de chercher comment on rend en français l’expression anglaise «to talk through one’s hat» (parler à tort et à travers, parler sans connaissance de cause, etc.).
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