2026-07-12. Le romancier Richard Jorif traduit l’expression «cash flow», un pas que les Québécois n’osent pas faire spontanément: il ose «cache-flots». Il écrit : «… un mot composé troublait Frédéric […] Quelle importance avait-il pour que le directeur financier y fit à tout instant référence? Le Littré, entre cache-entrée et cache-folie, ne lui faisait aucune place, ni le (petit) Robert qui entre le cache-flammes et le cache-misère ne souffrait que le cachemire. Ce devait-être un produit de l’argot de métier, et Frédéric, dont l’ambition suprême n’était pas de manipuler les zéros, n’avait rien à faire du cache-flots » (Le burelain; Folio, 2259; p. 108). Les dictionnaires de traduction, savants et sérieux, proposent plutôt « marge brute d’autofinancement » à ceux qui hésitent à utiliser l’expression anglaise (cash-flow) ou le néologisme fantaisiste «cache-flots»! du romancier antillais.
dimanche 2 août 2026
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