2026-07-26. Dans le passé, les universités recevaient des étudiants «étrangers». Les uns ou les unes venaient de l’Amérique latine, d’autres, d’Afrique ou d’Asie. Finie, cette triste époque! Maintenant, nos universités accueillent des « étudiants internationaux ». Elles n’avaient pas, non plus, précédemment accueilli des étudiants inter-paroissiaux, interrégionaux, ou interprovinciaux, ni d’ailleurs, intercontinentaux. Si l’on se fie à la définition du qualificatif « international », donnée par l’Académie française : «… signifie ’qui a lieu de nation à nation, entre plusieurs nations, qui concerne les rapports entre les nations » (Dire, ne pas dire, 2025). Une journaliste, C. Bouchard, a-t-elle raison d’utiliser, à trois occasions, l’expression dans un reportage (Le J. de Qc, 24 juillet, p. 5)? Rappelons une note de la Banque de dépannage linguistique : « … en parlant […] d’un groupe de personnes, le mot ‘international’ a le sens de « qui appartient à plusieurs nations » … ». Ce sens ne convient pas pour qualifier un étudiant qui poursuit ses études dans un pays étranger. Le terme ‘étudiant international’, calqué directement de l’anglais ‘international student’, est à éviter ».
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