2026-01-01 En ce premier jour de 2026, modifions l’accroche du Soleil. Elle se décline ainsi : « Tout ce qu’il faut savoir pour débuter la journée ». Comme c’est le 1er janvier pour une heure encore, ajustons les derniers mots : « … pour débuter l’année ». La modification reste critiquable à l’égal de « débuter la journée ». Le verbe est intransitif. Même la Presse canadienne précise : « On ne dit pas ‘débuter’ un discours, une grève, une assemblée mais ‘commencer’ » (Guide de rédaction; 2006). C’était il y deux décennies. Il y a douze ans, le Dictionnaire (Larousse) des difficultés … faisait une recommandation : «Éviter de donner à ce verbe intransitif un complément d’objet direct…» et ajoutait : «Bien que très fréquente [...] cette construction n’est pas admise par le bon usage ». M.É. de Villers suggère une dizaine de solutions à qui tient à utiliser un complément direct.
lundi 23 février 2026
Combler (?) un emploi (2026)
2026-01-03. La compagnie Davie fait un beau cadeau (!) de début d’année aux Québécois. Il prend la forme d’un anglicisme : « 1000 emplois à combler ». On nous le présente dans une page publicitaire du Journal de Québec (3-4 janvier, p. 44). La compagnie pourrait, en principe, et en français, combler des brèches, des trous, des faussés, des déficits ou des lacunes, mais pas des postes. Ces derniers, on se contente «de les pourvoir » en français. De fait cependant, en anglais, les équivalents sont «to fill a job» ou «to fill a vacancy». Naturellement, la tournure calquée « combler un poste » vient à l’esprit. Rien de plus naturel! Mais cela reste une expression à éviter selon l’OQLF : «C’est une impropriété d’employer le verbe «combler» à la place de «pourvoir» en parlant d’un poste» (Vocabulaire des relations professionnelles; 2009). À la prochaine occasion, il faudrait annoncer : «1000 emplois à pourvoir ».
Une rondelle ? au hockey (2026)
2026-01-04. Les Québécois connaissent les «rondelles». Celles des joueurs de hockey tout au moins. Dans le monde de la construction, une rondelle est percée. On dit: «un washer». Le mot est présent dans le Bergeron (Dictionnaire de la langue québécoise; 1980). La rondelle ou le palet du hockey n’y sont pas. Cette supposée «rondelle» est d'abord et avant tout un palet, une «puck» en anglais. Elle n’est pas évidée ou percée. Nos dictionnaires correctifs devraient au moins préciser «Rondelle, synonyme: Palet, Disque…» et établir la distinction qui s’impose. Il fut sans doute méritoire, il y a trois quarts de siècle, de traduire le mot anglais par la légèrement impropre «rondelle». En somme, la manchette « Une rondelle au visage lourde de conséquences… » (Le J. de Qc, 22 décembre 2025, p. 37) aurait dû, idéalement (!) être la suivante : «Un palet au visage…».
Toponyme: Venezuela ? (2026)
2026-01-06. Battons de fer pendant qu’il est chaud! On a « capturé » Nicolas Maduro, ci-devant président du Vénézuéla. Mais on hésite devant la graphie à privilégier en français. Doit-on mettre des accents aigus sur le politonyme ou les ignorer comme on le fait en espagnol et en anglais? On écrit dans le Journal de Québec : « L’attaque contre le Venezuela… » (6 janvier, p. 18). Dans la même page, on lit aussi : « Guatemala », sans accent sur le «e». Certains guides de rédaction suggèrent de s’en tenir à la graphie originale (Venezuela et Guatemala, par exemple) ou d’employer, s’il y a lieu, des graphies adaptées (Pérou, pour Perù; Brésil, pour Brasil). La Banque de dépannage linguistique (OQLF) note les graphies Bélize, Pérou, Vénézuéla, mais ignore Guatémala (au profit de Guatemala).
Narratif (2026)
2026-01-07. Le mot « narratif » fait l’objet d’un article dans un répertoire correctif québécois en raison des deux « r » qui en font partie et qu’on ne doit pas négliger. Depuis quelques années, l’Académie française lui consacre quatre lignes : « Le mot anglais ‘narrative’ peut être un adjectif signifiant ‘narratif’ ou un nom, forme substantivée de l’adjectif [...]. On évitera donc les formes ‘le narratif’ et ‘le narrative’ employées en lieu et place de termes comme ‘récit, histoire, narration’ » (Dire, ne pas dire; 2025). Le Devoir écrit pourtant : « Lorsque Donald Trump 'tweetait' […] sur sa volonté d’acheter le Groenland, le monde croyait à une blague […]. Aujourd’hui, le narratif du président […] dépasse cependant … » (Le Devoir : le Courrier du soir, 7 janvier). Ne serait-ce pas plutôt «… la déclaration, le message, le texte… du président? au lieu du «narratif»?
La capture (?) de Maduro (2026)
2026-01-08. La manchette «La capture de Maduro fait déferler une vague de désinformation…» (Le Devoir, 8 janvier, p. B5) suppose que les citoyens avaient été bien informés dans un premier temps. Mais ne peut-on pas observer que la «capture» invoquée pourrait être une première demi-vérité, une fallace ou un premier raccourci! La capture d’un être vivant, animal ou humain, suppose un dessein, une entreprise, un mécanisme, souvent des poursuites et des chasses à l’homme. Le Robert brio fait part d’une telle perception : «Capture. 1. Action de s’emparer de ce qu’on a pris en chasse… capture d’un navire, capture d’un criminel ». Et on dirige les lecteurs vers l’article « arrestation ». Le mot semble correspondre au fait rapporté beaucoup plus que la supposée «capture».
dimanche 22 février 2026
Vente de fermeture à Place Sainte-Foy (2026)
2026-01-09. Le magasin Sports experts publie un placard publicitaire. On y utilise deux impropriétés : «Place» Ste-Foy et «Vente» de fermeture», et on annonce qu’un rabais de 30 à 50 % est «valide» du 7 au 25 janvier (Le Journal de Québec, 9 janvier, p. 13). Le mot «place», est impropre à désigner un centre commercial. Sur le sujet, le Multi dictionnaire précise : «… désigner par le mot ‘place' un ensemble d’immeubles […] est erroné », mais la faute n’est pas le fait du magasin. Deuxième impropriété : «Vente de fermeture». On donne au mot vente le sens de «soldes», comme on le fait en anglais à partir du mot «sale» . En français, on a «vente» et «soldes» et il faut apprendre à les distinguer. Enfin, dernier dérapage : les rabais seraient «valides» pendant trois semaines, c’est-à-dire « réglementaires! ». L’adjectif « valable » aurait été mieux choisi. Est-il exagéré de faire ces remarques?
Le gros vendeur ! (2026)
2026-01-10. Le journaliste Martin Lavoie du Journal de Québec écrit «… le gros vendeur de l’entreprise demeure la remorque Hook-Lift» (10-11 janvier, p. 29). Il n’est pas question de grosse vendeuse! Heureusement. Même si l’expression aurait pu servir à sensibiliser les locuteurs à l’anglicisme furtif. Car le mot est bel et bien français. Il désigne toujours une personne ou une entreprise qui vend , mais non le produit vendu ou acheté. Cela vaut pour le français. Mais les Québécois doivent tenir compte de l’influence de l’anglais et du double sens qu’y prend le mot «seller» : la personne qui vend d’une part et le produit qu’elle vend aux chalands ou consommateurs d’autre part. Dès lors, ne peut-on pas supposer que la remorque est le véhicule le plus vendu par Cam-Concept et le plus populaire?
Le futur ou l'avenir? (2026)
2026-01-11. Le Devoir reproduit une déclaration de la fondatrice de la Brasserie Harricana. Elle évoque «… une pause afin de réfléchir […] à la forme que pourrait prendre la marque de bière […] dans le futur » (Le Devoir, 10-11 janvier, p. A4). Le journal ne pouvait dire autrement, mais reproduisait ce-faisant un anglicisme courant en français laurentien. Le Multi dictionnaire le juge tel (article : Avenir). L’Académie française propose une explication fort claire : « ‘Avenir’ désigne une époque que connaîtront ceux qui vivent aujourd’hui, alors que ‘futur’ renvoie à un temps plus lointain, qui appartiendra aux générations qui nous suivront » (Dire, ne pas dire; 2025). Et on conclut : « Employer […] ‘futur’ pour ‘avenir’ est un anglicisme…». En somme, pour l’heure, il s’impose d’envisager l’avenir de la Brasserie.
Des impacts? (2026)
2026-01-13. Le dictionnaire correctif Bordas, publié quatre fois depuis quarante ans, écrit d’entrée de jeu à l’article 'impact' : « Attention au sens figuré abusif » et précise «le sens figuré est parfois employé de manière abusive dans la langue à la mode ». De son côté, le Multi dictionnaire (M.É. de Villers) précise : « Impact 1. Choc;… 2. (fig.) Effet, influence. [...] En ce sens, le nom est employé sous l’influence de l’anglais et il est critiqué par certains auteurs, mais il est [...] passé dans l’usage. On pourra lui préférer les noms ‘conséquence, contrecoup, effet, incidence, influence, portée, répercussion, retombées’, selon le cas». Ce rappel est de mise étant donné la manchette : «Des impacts vraiment néfastes : Québec prévoit couper ….» (Le Journal de Montréal, 12 janvier, 15 h 30). Les ouvrages correctifs suggèrent plutôt «Des effets néfastes, des conséquences…».
Tournures: se trainer les pieds (2026)
2026-01-14. Nombre d’expressions anglaises courantes en pays québécois sont traduites au plus près possible de langue de départ. Un entrefilet du Devoir offre la manchette suivante : « [M. Carney] se traîne les pieds » (13 janvier, p. A2). Le député fédéral C. DeBellefeuille en serait l’auteur. Ce dernier emploie un calque : «arrêtez de vous traîner les pieds» (« stop dragging your feet »). Les tournures correctes sont nombreuses. Voici celles que propose Jean Forest : 1. Arrêtez de traînasser… 2. Arrêtez… de vous branler, de glander, de glandouiller, de lanterner, de lambiner» (Grand glossaire des anglicismes…; 2008). Moins radical, Mahtab Ashraf recueille l’expression et la rend par « faire preuve de mauvaise volonté » (Dictionnaire des expressions idiomatiques française; 1995). En somme, monsieur Carney «lambine»!
Revisiter (2026)
2026-01-15. Autrefois, on se déplaçait afin de visiter ou de revisiter la parenté. De nos jours, on fait beaucoup mieux : on revisite le hamburger, on revisite un fromage et on peut même revisiter un plan de match. Ce sont des exemples relevés par le journaliste français Didier Pourquery (Les mots de l’époque, 2014). On apprend grâce au Courrier du soir du Devoir (14 janvier) que Lav Diaz «revisite le mythe de Magellan». Le professeur Lionel Meney a noté la grande popularité du verbe qui signifiait au départ «visiter de nouveau». Il observe qu’il prend maintenant le sens de « interpréter autrement, repenser (un auteur, une œuvre, une question) ». Et cela, souligne-t-il, sous l’influence de l’anglais depuis les années 1980 (Le naufrage du français…; PUL, 2024, p. 101).
Préposés aux bénéficiaires (2026)
2026-01-16. Si l’on consulte les dictionnaires afin de cerner les contextes dans lesquels on emploie habituellement le mot préposé ou préposée, on constatera qu’il est souvent employé en lien avec des fonctions, mais pas avec des personnes. On connaît des préposés à l’accueil, au vestiaire, aux douanes, au courrier, au stationnement, aux pièces ou à la billetterie. Il est rare de rencontrer des préposés aux abonnés, aux clients ou aux bénéficiaires. Mais cela arrive. La journaliste E. Latraverse écrit que le premier ministre québécois a pris le risque de former 10 000 « préposés aux bénéficiaires » (Le Journal de Québec, 15 janvier, p. 27). Usito, le dictionnaire, remarque prudemment : « L'emploi de préposé aux bénéficiaires est parfois critiqué comme synonyme non standard de ‘aide-soignant’ ». Il faudrait voir s’il y a lieu de négliger l’observation.
Tournures: Paver la voie (2026)
2026-01-17. Il y a vingt ans cette année, le professeur Michel Parmentier publia un recueil ’environ 650 tournures 'franglaises' employées au Québec (Dictionnaire des expressions et tournures calquées sur l’anglais). Ces tournures devraient être intégrées aux usuels correctifs mis à la disposition des journalistes. Cela éviterait la diffusion inconsciente d’expressions courantes calquées. Les lecteurs auront peut-être lu la phrase suivante de la chronique d’E. Latraverse à propos du départ du premier ministre Legault : « …il passe le flambeau […] à son ou sa successeur qui devra paver la voie pour qu’un Québec fort… » (J. de Qc, 15 janvier, p. 27). Les expressions françaises seraient plutôt : « frayer un chemin, préparer le terrain, ouvrir la voie » selon le recueil. On devrait privilégier les françaises et négliger les 'franglaises' quand cela est possible.
Exclamations: Duh! (2026)
2026-01-17. Une nouvelle exclamation fait son apparition : Duh! Elle apparaît dans le Journal de Québec sous la signature de Richard Martineau : « … le pays qui a envoyé promener Legault […] pleure maintenant son départ. / Duh!... (17-18 janvier, p. 6, 4e col.). Pour l’heure, elle est absente de la liste des tournures multiples employées ici et personne ne semble en suggérer la prononciation. Google la présente comme une « interjection informelle anglaise que quelque chose est évident, banal ou stupide avec une pointe d’agacement ». On y présente des équivalents : « Bah oui, Évidemment et Sans blague » (22 h 7, 17 janvier). Il y aurait lieu de trouver et d’employer des exclamations intégrables au français et qui éviteraient un signalement dans le Grand glossaire des anglicismes… de Jean Forest, de tâcher d’en inventer et, au besoin, d’en importer des contrées francophones.
Bleu marin ou bleu marine? (2026)
2026-01-18. Le populaire marchand le Capitaine d’a Bord de la Petite rue Champlain achemine à ses clients un courriel publicitaire (18 janvier, 10 h). On y lit tant en objet qu’en titre : «Bleu marin». L’expression est bien connue et utilisée en territoire laurentien. Cependant, elle reste une forme fautive. On l’épingle depuis 60 ans. Le grammairien Gérard Dagenais la critique en 1967 : «… le ‘bleu marine’ n’est pas une couleur propre à la mer, mais une couleur semblable à celle des uniformes de la marine. On commet un barbarisme en disant ‘bleu’ (marin) au lieu de ‘bleu marine’ », c’est-à-dire bleu propre à la marine » (Dictionnaire des difficultés de la langue française…). Il y a cinq ans, M.É. de Villers observait encore à l’article Bleu, bleue : « Formes fautives / bleu marin, impropriété pour ‘bleu marine’» (Multidictionnaire...). Souhaitons au moins que les gestionnaires étudieront l’observation.
Tournures: Paver la voie (2026)
2026-01-19. Il y a des anglicismes classiques dans les tournures québécoises. On en aperçoit un relevé ici il y a trois jours. Il apparaît de nouveau : « … victoire […] qui pavait le chemin vers le pouvoir… » (Le J. de Qc, 19 janvier, p. 7). Le Grand Robert & Collins traduit l’expression anglaise «to pave the way» par «ouvrir la voie…». Le VocabulAide, publié en 2009 par Pierre Cardinal, note qu’on l’emploie sous l’influence de l’anglais. On y aligne nombre d’équivalents : «préparer la voie/le terrain/le chemin à/en vue de; ouvrir la voie/ la porte à; défricher la voie pour; permettre, rendre possible, faciliter, créer les conditions de/pour que; poser les jalons de/pour; frayer le chemin à; laisser le champ/la voie libre à». La quantité de solutions de rechange explique sans doute l’emploi du calque!
Perdurer depuis... (2026)
2026-01-20. Le verbe « perdurer » a beaucoup de prestige et d’allant. Cela explique sans doute qu’on en oublie le sens. Le Multi dictionnaire précise simplement : « Continuer longtemps ». Et l’exemple qu’on donne est simple : « La renommée de ce poète perdure ». On ne va pas jusqu’à proposer les exemples : « perdure depuis quelques années » ou mieux « perdurera encore quelques années ». Une telle prudence n’est pas généralisée. À preuve, ce passage tiré du bulletin quotidien Vos infos à la source de Québecormedia : « … un grand nombre de voyageurs tombent malades lors de leur séjour […] alors que la situation perdure depuis plusieurs mois » (17 h 18, 20 janv.). Le début du phénomène n’empêche pas l’emploi du verbe «perdurer», mais on fait un grand écart (!) en parlant d’une situation qui perdure depuis plusieurs mois.
Clause grand-père? (2026)
2026-01-21. Les abonnés du Journal de Québec y ont peut-être lu les passages suivants signés Martin Lavoie : «… en instaurant une clause grand-père…» et «… travailleurs qui seraient admissibles à la clause grand-père» (J. de Qc, 21 janv., p. 16). Le juriste François Brunet commente : « L’appellation « clause grand-père » est une traduction de l’américain 'grandfather clause'. […] Pour se référer dans une loi à la reconnaissance, ou au maintien de droits ou de privilèges acquis aux termes de la loi antérieure, on parle d’une «disposition transitoire». […] Pour se référer au maintien de ces droits ou privilèges acquis aux termes d'un contrat antérieur, notamment une convention collective, on parle d’une « clause transitoire ». […] À retenir : disposition transitoire dans une loi …». La mise au point est limpide : en matière de législation (et en français soigné), on a des «dispositions transitoires»
Circulaires (2026)
2026-01-22. Ce qu’on appelait « les circulaires » il y a quelque temps est devenu un phénomène rare. Mais, le mot survit. On lit en chapeau du Journal de Québec : « Les meilleures aubaines de vos circulaires […] pages 32-38 » (22 janvier 2025, p. couv.). On comprenait le mot à l’époque où l’on distribuait les feuillets de porte en porte. Mais les circulaires supposées sont devenus des cahiers ou des feuillets insérés dans un périodique. Le professeur Meney (v. son blogue) explique la dérive : « Le terme anglais « circular » a un sens plus large que le terme français « circulaire ». […] il désigne « a printed advertisement, directive, or notice intended for mass distribution ». Utiliser le terme « circulaire » dans un contexte commercial est un anglicisme de sens. ». Une proposition au Journal : «Voici les meilleures aubaines».
Événement ? (2026)
2026-01-23. Le journaliste Jérémy Bernier aligne à plusieurs reprises le mot «événement» lors d’un reportage sur la guerre des stupéfiants dans la région de Québec (Le Journal de Québec, 23 janvier, p. 5). Les supposés «événements» évoqués à sept occasions, en comparaison d’une seule occurrence d’«incidents», sont des échanges de coups de feu. C’est pour beaucoup de l’inflation langagière. Mais il y a là cependant une difficulté : celle de bien traduire le mot anglais «event». On peut lire dans le site «www.asulf.org» l’observation suivante : « Le terme « événement » est souvent utilisé à tort en français, ce mot désignant habituellement un fait marquant, historique». Alors, que faudrait-il dire pour que les faits décrits soient désignés comme des nouvelles tristes mais ordinaires du traintrain quotidien? Des incidents, des affrontements, des accidents!
ICE ou L'ICE? (2026)
2026-01-26. Une nouvelle de l’Agence France-Presse utilise l’expression « anciens combattants ». Sur le même sujet et pour les mêmes personnes, des journalistes québécois, M. Lafleur et L. Lavoie du Journal de Montréal, désignent ces anciens comme étant des vétérans (J. de Qc, 26 janvier, p. 5). Au Québec et au Canada, ces derniers sont des personnes qui ont abandonné leur carrière militaire et qui ont opté pour un nouveau travail ou un nouvel emploi. En France, leurs homologues vétérans sont les militaires d’expérience, mais toujours en fonction. Par ailleurs, ils sont aussi des vétérans d’une entreprise ou d’un établissement s’ils ont de nombreuses années de service à leur crédit. La fonction publique canadienne fait d’ailleurs la distinction : le ministère responsable de ces militaires se nomme « ministère des Anciens combattants » et non « ministère des Vétérans ».
Vétérans ou anciens combattants ? (2026)
2026-01-26. Une nouvelle de l’Agence France-Presse utilise l’expression « anciens combattants ». Sur le même sujet et pour les mêmes personnes, des journalistes québécois, M. Lafleur et L. Lavoie du Journal de Montréal, désignent ces anciens comme étant des vétérans (J. de Qc, 26 janvier, p. 5). Au Québec et au Canada, ces derniers sont des personnes qui ont abandonné leur carrière militaire et qui ont opté pour un nouveau travail ou un nouvel emploi. En France, leurs homologues vétérans sont les militaires d’expérience, mais toujours en fonction. Par ailleurs, ils sont aussi des vétérans d’une entreprise ou d’un établissement s’ils ont de nombreuses années de service à leur crédit. La fonction publique canadienne fait d’ailleurs la distinction : le ministère responsable de ces militaires se nomme « ministère des Anciens combattants » et non « ministère des Vétérans ».
Mensonge ou fallace ? (2026)
2026-01-27. « Trump use du mensonge pour justifier le pire ». Cette manchette du courrier du soir du Devoir (diffusée à 18 h 9 le 26 janvier) reste bien en-deçà de la réalité. Un mensonge est une affirmation contraire à la réalité selon le Multi dictionnaire. Mais il peut être involontaire et lancé innocemment et sans intention malveillante. Si on se fie à la manchette citée, il est clair que le président des États-Unis allonge un mensonge à l’appui de l’exécution (!) d’Alex Pretti samedi dernier à Minneapolis. Et même plus qu’un mensonge. Or il est actuellement un mot en chômage, un mot marqué «vx et littér.» dans le Nouveau Littré (2004) et qui désignerait on ne peut mieux ce fait : « fallace » ou «une fallace». Sa définition : «Action de tromper…». À chacun de corriger le président, à distance et mentalement.
Paramédics ? (2026)
2026-01-28. Ni les journalistes ni les titreurs de Québecor ne semblent connaître l’expression «aide-soignant» ou «technicien ambulancier paramédical» (TAP). On peut lire sur le site Vos informations à la source de Québecormédia la phrase « Les paramédics du Québec sont au bout du rouleau » et la manchette « On a passé la nuit avec les paramédics» (17 h 58, 28 janvier). Or les mots « paramédic » et « paramédique » sont des anglicismes que l’on peut éviter. On précise sur le site www.Asulf.org : «… le terme attesté pour désigner les professionnels des services ambulanciers habilités à transporter des blessés ou des malades à un établissement médical et à leur fournir des soins d’urgence est ‘ambulancier’ ou ‘ambulancière’». Il est possible que le guide de rédaction de Québecormédia soit silencieux sur le sujet, mais les observations de la Banque de dépannage (OQLF) sont à portée de tous.
Débuter (?) la journée (2026)
2026-01-01 En ce premier jour de 2026, modifions l’accroche du Soleil. Elle se décline ainsi : « Tout ce qu’il faut savoir pour débuter la ...
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2025-09-19. Jusqu’à maintenant, l’expression « fling flang » n’a pas obtenu la moindre place dans les dictionnaires tant d’usage que correct...
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2025-11-27. Le sur-titre « ’Fling-flang’ au PLQ» précède la manchette «L’Upac rencontre Marwah Rizqy» à la Une du Journal de Québec (27 nov...
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